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Compostelle et l’Oratoire Saint-Joseph

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Il n’y a pas que le chemin de Compostelle pour faire marcher des pèlerins. Le chemin de Chambly aussi. Voilà que durant la Seconde Guerre mondiale, dix-huit jeunes hommes de Chambly entreprennent de se rendre à pied à l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal. C’est faisable! Calculons quand même un bon cinquante kilomètres sur chemin plat. Un fleuve à enjamber, une ville à traverser, un mont royal à contourner. Aller. Retour. Jeûner. Coucher sur la levée des ruisseaux. Y a de quoi avoir des ampoules aux pieds et des insolations au nez en ce temps de juillet ensoleillé. Mais, admettons qu’il y a pire.

Avec le baluchon et le bâton, ces dix-huit hommes, munis d’une pèlerine et de la callebasse, vont «intercéder auprès de ce grand saint afin qu’il nous accorde la paix si attendue et désirée du monde entier». Il manque juste la coquille Saint-Jacques. Les valeureux pèlerins sont: René Lareau, Alphonse Bigonesse, Jean-Guy Lareau, Gérard Lareau, Ernest Lareau, Denis Lareau, Germain L’écuyer, Paul-Émile Bisaillon, Hector Bisaillon, Maurice Bisaillon, Alcide Bisaillon, Olivier Perrault, Marcel Desbiens, François Hébert, Ernest Bisaillon, Denis Deneault, Georges-Henri Lareau, Gérard Moquin. Hardi les gars ! Et de surcroit, la paix fut obtenue.   Après la guerre, un autre pèlerinage à pied, mais en mars, celui-là. Tout de même, la neige, le froid! «À l’occasion de la fête de Saint-Joseph, un groupe de jeunes garçons de Chambly ont fait le pèlerinage à pied à l’Oratoire du Mont-Royal. Partis dans la soirée de samedi, ils ont entendu la messe dimanche matin». Qui dit mieux? Ont-ils sans doute chantonné à voix forte ce refrain populaire d’époque:   «Noble époux de Marie,Fier objet de nos chants,Notre coeur t’en supplie,Veille sur tes enfants.»   Ce qu’il y a d’intéressant et d’historique, c’est l’originalité de ces faits qui s’apparentent aux marches annuelles des étudiants vers Notre-Dame de Chartres. Il soulignent aussi les profondes valeurs religieuses de l’époque.   Connaissez-vous d’autres pérégrinations de même nature dans la région?   Paul-Henri Hudon Sources: Le Richelieu, 2 juillet 1942 et 28 mars 1946.   Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.