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Des mules américaines pour haler les barges

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Les Américains, toujours très pragmatiques, visant constamment plus grand, plus haut, plus vite, étaient insatisfaits du halage de leurs barges dans le canal de Chambly. Ils ont voulu améliorer la situation en important des mulets pour tirer les charges. C’est en 1913, après la défaite électorale de Wilfrid Laurier à Ottawa, et avant la guerre qui s’annonce déjà en Europe. Mais l’affaire a échoué. Voyons ce qu’en dit le journal de Saint-Jean.

«La Lake Champlain Transportation Company a conclu des arrangements pour amener de Whitehall chevaux et mulets destinés au halage des bateaux dans le canal entre Saint-Jean et Chambly. Insatisfaits de la manière que ce halage s’est fait dans le passé. Ses bateaux sont retardés trop longtemps à cause de l’insuffisance du halage. MM Holden et Puntry de Whitehall sont les initiateur de ce projet.» (Le Canada-Français, 4 avril 1913). «Le 18 avril, les mules sont arrivées. Le 23 mai 1913, la quarantaine de mules s’en sont allés comme elles étaient venues. Les charretiers avaient protesté. Les autorités du canal et le gouvernement fédéral ont refusé». (Le Canada-Français, 23 mai 1913).   Cependant si les mulets ne sont pas mis à profit, les remorqueurs, eux le sont. Mais seulement dans le secteur de la rivière Richelieu compris entre la frontière et Saint-Jean. Le canal trop étroit ne permettait pas aux tow-boats d’entrer dans les écluses. Le canal de Chambly n’avait pas été prévu pour le progrès à venir. Hélas!   «Le premier remorqueur est arrivé. L’Avenger de la Lake Champlain Transportation Company, du capitaine Bridges trainant à sa remorque un grand nombre de bateaux qui vont opérer leur chargement dans le bas du Richelieu et du Saint-Laurent.» (Le Canada-Français, 9 mai 1913).   L’illustration provient des Archives de la Société d’histoire. Source: Parcs Canada.   Paul-Henri Hudon     Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.