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Inondations de cinquante fermes à L’Acadie

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Les débordements du Richelieu, les inondations persistantes font partie de l’histoire du Haut-Richelieu. Même les affluents, comme la rivière L’Acadie et la rivière des Hurons, dégorgent sur les prairies riveraines. Qui a déjà emprunté le chemin de St-Luc qui conduit à La Prairie lors de la fonte des neiges, a pu contempler le lac immense qui entoure ce chemin. De l’eau, de l’eau à perte de vue ! Seules les maisons surélevés émergent comme des îles à travers de ce vaste étang. Les champs, les sous-bois, les ruisseaux, la végétation disparaissent sous cette masse d’eau. Le pire, c’est que l’écoulement est très lent. L’inondation peut durer plusieurs jours. C’est ce qui est arrivé à L’Acadie en avril 1956.

«La température a été passablement chaude pour la saison et la neige a fondu rapidement. Elle a provoqué un semblable débordement. À certain endroits on ne pouvait circuler qu’avec des embarcations. Les cultivateurs subiront de grands dommages en plus d’ennuis sérieux.   Depuis quelques jours les enfants de quarante familles n’ont pu se rendre à l’école du village. Jeudi, M. Gagnon s’est risqué de se rendre en chaloupe avec trois de ses enfants qui fréquentent l’école, mais ils n’ont pu revenir avant samedi et en se servant toujours d’embarcations. Dans l’après-midi de samedi, le boulanger et le boucher ont apporté quelques victuailles pour quelque vingt familles dont les fermes sont situées dur une distance de cinq milles. Au moyen de chaloupes, on a fait la distribution.   Sur le parcours du débordement la Pette rivière de Montréal a environ 80 pieds de largeur. Il va sans dire que ça ne se voit pas actuellement, puisque tout est inondé à perte de vue et que l’eau s’élève de 7 à 10 pieds. À plusieurs endroits, on peut voir les clôtures arrachées par le force du courant flotter à la dérive… Devant ces catastrophes qui se répètent régulièrement, on avait exigé de creuser le lit de la rivière L’Acadie (à l’époque la Petite rivière de Montréal). M. Lucien Gagnon a déclaré au représentant du journal qu’elle a été creusée sur une longueur de 4 milles près de sa source, ce qui a pour effet d’aggraver le débordement quand les eaux poussées par courant, arrivent à cet endroit. Il ajoute que plusieurs cultivateurs songent à aller demeurer ailleurs. Quant à M. Gagnon, il nous a assuré qu’il déménagera sûrement avec sa famille de sept enfants, pour assurer aux siens la sécurité. Paul-Henri Hudon Source: Le Richelieu, 12 avril 1956     Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.