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Le temps des meuniers et des moulins

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Le 38e cahier d’histoire, publié annuellement par la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly, est maintenant disponible. On peut se le procurer au local de la Société d’histoire, 2445, ave Bourgogne à Chambly. Il a été lancé officiellement dimanche dernier, 28 septembre 2014, lors des Journées de la Culture.

Les quatre auteurs ont rassemblé les informations connues à date sur les antiques moulins à farine dans la seigneurie de Chambly. L’unique moulin à vent de Jacques de Chambly et tous les moulins à eau successifs. Ils les ont localisés et décrits. Ils ont identifié plusieurs meuniers parmi la centaine qui ont oeuvré dans le territoire. Au long des 62 pages, le lecteur découvrira ces moulins «faisant de blé farine» qui ont existé de part et d’autre des rives de la rivière Richelieu, ceux sur la rivière des Hurons à Saint-Mathias, et sur la rivière L’Acadie à Carignan. Un grand nombre d’illustrations évoquera ces monuments disparus de notre patrimoine Ont collaboré aux recherches et à la rédaction, les chercheurs suivants : Marielle Demers, Carole Fisette, Raymond J. Ostiguy et Paul-Henri Hudon, qui signent leurs articles. Aussi Louise Monty pour ses informations orales.  À la correction et à la révision, François Gloutnay, Pierre Turcotte et Paul-Henri Hudon. Il ne subsiste à peu près rien de ces minoteries anciennes. Pas de photographies. Très peu de ruines. Peu de traces au sol. Les bilans de ces modestes entreprises n’ont pas été retrouvés. On connait assez bien les dates de leur construction, mais leur disparition n’a pas laissé de renseignements écrits sur leur âge. Pourtant quelle n’était pas leur importance dans l’économie agricole de nos grands-pères. Admettez que l’ère des beaux moulins à aubes est révolue. Fini le temps des maîtres-fariniers tout rondelets, blanchis de la poussière de froment, opérateurs d’une machinerie vigoureuse et bruyante, qui grince et craque. On ne verra plus ces roues à aube et ces lourdes meules de pierre. Disparus les bluteaux et les trémies, la dam, les minots de blé apportés par l’habitant et la fine fleur que la ménagère pétrissait pour son four à pain. On se rabattra sur le folklore et la chansonnette. Qui ne se rappelle pas de la chanson:    “Meunier, tu dors.   “Ton moulin va trop vite”. Ou encore de:      “Qu’il fait bon chez vous maître Pierre,     “Qu’il fait bon dans votre moulin     “Le froment lui dans la lumière,     “Et partout ça sent bon le grain”.  Il nous faudra relire les délicieuses Lettres de mon moulin, d’Alphonse Daudet.  Et rêver! Paul-Henri Hudon     Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.