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Les chemins de Chambly au Haut de la rivière

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Le chemin de Salaberry (la section qui part de l’intersection Martel-Bourgogne à Chambly et qui va jusqu’à la rivière L’Acadie, aurait été un ancien sentier-portage des Amérindiens qui longeait un ruisseau à cet endroit. C’est pourquoi, cette courte section (dans Chambly) est considérée comme le plus ancien chemin public.

Le chemin Bellerive, autrefois appelé Chemin au nord de la rivière a été officiellement tracé en juillet 1735. Aussi la section du chemin Salaberry (dans Carignan) qui longe la rivière L’Acadie, appelé autrefois, le Chemin qui longe la rivière” a été décrèté en juillet 1735. Les deux ont été rendus officiels par le Grand Voyer, le fonctionnaire désigné pour rendre corvéables les chemins en Nouvelle-France. Les habitants du «Haut de la rivière L’Acadie» devaient donc entretenir deux chemins le long de la rivière, un au sud, un au nord, été comme hiver. Avant que ces chemins ne soient verbalisés par le Grand Voyer, les habitants qui avaient reçu des concessions de terre, avaient probablement improvisé un chemin commun de sortie pour rejoindre le village de Chambly ou aller à La Prairie, peu avant 1735. Les premiers défricheurs établis dans ces secteurs avaient reçu des concessions à la même date. Donc, en 2015, ces deux chemins de desserte accusent 280 années d’âge. Par la suite, le Grand Voyer est intervenu pour redresser et élargir le tracé, rétablir des ponts, obliger les habitants à l’entretien de leurs bouts de chemin, faire clôturer, et creuser les ruisseaux, les baliser, l’hiver, etc. Ainsi le 4 janvier 1792 et le 13 février 1792, le Grand Voyer revient dans la région et «donne avis sur les difficultés intervenues entre les habitants du nord et du sud de la Petite rivière de Montréal». Malheureusement les Archives nationales à Montréal ne conserve que l’index (une liste) des interventions du Grand Voyer. Ses procès-verbaux semblent disparus. On ignore de quelles difficultés il s’agit. Ce qui aurait été très instructif pour les historiens. Mais nous savons, par les minutes des notaires, que les habitants désiraient avoir un pont ou une traverse (un bac ?) sur la rivière et n’avoir à entretenir qu’une seule section de chemin au lieu de l’ensemble. Surtout qu’un important moulin à farine venait d’être construit vers 1781 du côté nord (Bellerive) de la rivière l’Acadie. Les habitants de la baronnie de Longueuil des deux côtés de la rivière étaient obligés d’utiliser ce moulin banal. Il en existe encore des traces. Effectivement il y aura un pont construit «près du moulin du baron Grant» en 1804. Aujourd’hui disparu. En cette même année 1804, on voit apparaitre un autre pont sur la rivière L’Acadie (à l’époque appelée Petite rivière de Montréal). Ce second pont, «un compromis longuement négocié», servait de chemin seigneurial, reliant Longueuil et Chambly. Il se trouvait «sur la terre près de chez Ignace Gendreau», non loin de la limite nord-ouest avec Carignan ou du ruisseau Massé. En se dotant de leur propre pont, les habitants du Haut de la rivière évitaient de contribuer au pont Gendreau, puisqu’ils ne l’utilisaient pas  Paul-Henri Hudon   Sources: Notaire François Leguay, 22 janvier 1803; René Boileau, 16, 17, 18 et 21 novembre 1803, 29 novembre 1804.     Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.