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Souvenirs historiques au fort de Chambly

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Joseph-Octave Dion avait été gardien du fort de Chambly de 1881 jusqu’à son décès le 13 février 1916. Pour cette fonction, il disposait d’un logement aménagé à l’intérieur des murs. En 1918, La Presse rapporte: «Louis-Joseph-Napoléon Blanchet, le successeur du regretté Joseph-Octave Dion, au poste de conservateur du fort de Chambly, marche sur les traces de son prédécesseur et se dévoue sans compter à la préservation des souvenirs historiques». C’est en ces mots que le correspondant de La Presse décrit la nouvelle situation. «Non seulement il a réorganisé le musée, mais il a aussi travaillé à la création d’une bibliothèque… comptant déjà 1500 volumes. Il est patiemment secondé dans son œuvre par les principaux citoyens du pays».

Suit une très longue colonne de donateurs et de bienfaiteurs. On y lit les noms des premiers ministres du Canada, les très honorables sir Robert Laird Borden et sir Wilfrid Laurier, le lieutenant-gouverneur du Québec, Son Éminence le cardinal Bégin, les deux députés provincial et fédéral, le maire de Chambly, Guillaume-Narcisse Ducharme, M. Euclide Bonin, le consul général de France, M. J. R. Genin, président de la Chambre de commerce française… Un très grand nombre de prélats, de curés et de religieux et religieuses, aussi plusieurs professionnels. Des entreprises souscrivent, de même que des journaux et des revues, selon une liste impressionnante.   «Des peintres et des sculpteurs ont prêté (sic), continue le journaliste, des œuvres d’art, dont feu Philippe Hébert, Georges Delfosse, Joseph Saint-Charles, J. C. Franchère» et d’autres. «Le docteur J. L. H. Martel de Chambly a donné 450 volumes. M. A. E. Bessette de Montréal, 67 volumes. La Maison Beauchemin a promis environ 300 reproductions des œuvres de feu Henri Julien…, etc».   Bref, les «antiquités» et les documents muséaux accumulés par Joseph-Octave Dion avaient été dispersés après son décès en février 1916. Sans qu’on ait retrouvé une liste exhaustive de ces artefacts. Ni même les bénéficiaires de cette dissémination. Mais est-ce que la collection de M. Blanchet, minutieusement sollicitée, aurait aussi été éparpillée après son départ, le 31 août 1927? Il est vrai qu’on ignore la destinée de ces objets. Ce trésor se trouverait-il dans la famille de M. Blanchet? Edmond Deschamps (1863-1936), «gardien intérimaire» qui le remplace en novembre 1927 jusqu’au 31 avril 1928 aurait-il disposé de ce petit musée ? Paul-Henri Hudon Sources: La Presse, 11 mai 1918. Rapport de l’auditeur général, années 1928 et 1929, vol 2, 1928, page K-67 et année 1929, vol 2, page K-69.   Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.