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Sur les quêteux d’autrefois

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

«Les quêteux furent bien admis dans les familles, encore au vingtième siècle. On leur réservait une place dans la maison. Ils faisaient partie de la vie du village». Président de Société d’histoire de Saint-Basile-le-Grand, Richard Pelletier a ajouté quelques éléments au texte sur les quêteux paru récemment dans le site Web de la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly (Le quêteux d’autrefois: un personnage folklorique).

«En 1936, au village de Saint-Bruno, tout comme à celui de Saint-Basile-le-Grand, les gens se réunissent afin de créer une caisse populaire locale. Dans la déclaration de fondation, le curé et plusieurs cultivateurs déclarent leur adhésion à l’organisme en acquérant une part. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que l’un des adhérents déclare comme occupation “queteur” (ce qui sonne mieux que “quêteux”). Il faut bien mettre son modeste pécule à l’abri lorsqu’on n’a pas de matelas sous lequel le protéger…», écrit Richard Pelletier. «Par ailleurs, j’aimerais vous partager une photo fournie à notre société d’histoire par le regretté Gilbert Cantin (cliquez sur la photo pour l’agrandir). Prise à Chambly vers 1932, elle nous montre Mariette et Gertrude Cantin avec un vieux quêteux russe de l’endroit. Selon Gilbert, celui-ci demeurait dans une cabane, dans le bois, où il élevait des rats blancs. Il y en avait même dans son matelas. Il quêtait souvent du lait. Sa cabane a, un jour, passé au feu. Nous n’en savons pas davantage sur ce personnage et ne connaissons pas son identité. Quelqu’un en a-t-il souvenir?» Richard Pelletier, présidentSociété d’histoire de Saint-Basile-le-Grand Note de Paul-Henri Hudon: Il faut noter que, dans les années 30, nous sommes au plus profond de la Grande Crise économique mondiale. Mais comment expliquer la pauvreté de ces gens? Est-ce aussi complexe que l’itinérance urbaine d’aujourd’hui? Chaque personne porte son mystère et le secret de son indigence. L’époque cependant a cherché des solutions: soutiens aux fermiers, projets de colonisation, travaux pour les chômeurs, le “secours direct” sous Duplessis, l’aide aux “nécessiteux”, les soupes populaires. C’est ainsi qu’ont surgi de nouvelles factions politiques, comme le Crédit Social, le C.C.F dans l’Ouest, et l’Union Nationale, le Front Populaire au Québec. Des groupuscules communistes ou fascistes ont aussi suggéré des remèdes universels.     Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.