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Une “poche”, perdue ou volée

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

L’avis public, daté du 30 septembre, a été publié dans la Gazette de Montréal le 5 octobre 1812. Il est signé par le notaire Peter Lukin, fort occupé cette année-là par les contrats d’engagement des membres du corps des Voltigeurs canadiens, dirigé par Charles-Michel de Salaberry. (Pour voir l’avis en format plus grand, il faut cliquer sur l’image)

L’homme de loi promet une récompense de «20 piastres» à qui aurait trouvé «une poche» contenant «du café, du papier à écrire, et trois paquets attachés avec de la ficelle fine». Ce sac serait tombé ou, pire, aurait été dérobé d’une charrette le 24 septembre «sur le chemin d’Equere qui conduit au Moulin du baron Grant, à la Petite Rivière de Montréal». Dans les paquets ficelés, il y a «une ceinture militaire, neuve de soie cramoisie et une épaulette d’or» et «un baudrier blanc, suivant l’ordonnance, avec une platine dorée, sur laquelle sont gravés les mots Milice Canadienne et la devise Prêt». Ces paquets sont adressés à David Lukin, de Chambly. Ce Lukin était, jusqu’au 25 mai 1812, quartier-maître du 2e Bataillon de Milice d’élite, sous les ordres de Jean-Baptiste Melchior Hertel de Rouville. (recherche: Raymond Ostiguy)