Le journal La Minerve, édition du 20 octobre 1860, explique ainsi les raisons du séisme du 17 octobre 1860 dans la vallée du Saint-Laurent.
Parmi les causes que l’on assigne aux tremblements de terre, on distingue principalement les secousses produites par des commotions électriques souterraines; elles sont toujours violentes et accompagnées de désastres plus ou moins violents. En second lieu, l’affaissement des cavernes. Ces cavernes, résultat d’une combustion souterraine, s’affaissent lorsque les gaz, produits de la combustion, trouvent une issue ou perdent leur forme gazeuse par l’effet d’une pression suffisante ou d’un changement de température. Une grande sécheresse, suivie d’abondantes pluies sont les causes les plus appréciables de cette seconde forme de tremblements de terre. Une autre cause qui dépend de la constitution géologique du sol peut s’expliquer ainsi : Si la couche supérieure du sol, la couche végétale, repose sur une couche de glaise et que le terrain ait une inclinaison quelconque, il arrive qu’à la suite de grandes pluies, la couche supérieure devient tellement saturée d’eau qu’elle glisse sur la couche de glaise et occasionne des secousses relatives à l’inclinaison du terrain… C’est au moins un essai d’explication scientifique, quand on sait que le grand «tremble-terre» de 1663 en Nouvelle-France était dû à une punition de Dieu pour les péchés des hommes. Il y a eu des tremblements de terre au Québec, particulièrement aux années 1791, 1831, 1853, 1858, 1860, 1870, 1877, 1880. Celui du 28 février 1925 est resté célèbre. (rédaction: Paul-Henri Hudon)
