Skip to main content

Des Français, maîtres d’école, à St-Mathias et à Chambly

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

On manquait d’instituteurs au Bas-Canada. Mgr Bourget a recruté des religieux de communautés enseignantes en France. C’est bien connu. Mais il s’est trouvé de plus des laïcs, venus d’outre-mer, dégrossir nos illettrés. En voici quelques-uns parmi les plus persévérants:

– Pierre LEMAIRE, maître d’école, fils de Pierre-Joachim Lemaire et de Madeleine Pelay, de Paris, épouse Sophie Bertrand, mineure de Paul Bertrand, voyageur, et de Josephte Galand à Saint-Mathias, le 16 septembre 1816. En présence de Ludwig Enters. -Clément DUMESNIL, 56 ans, instituteur, né en France, avait épousé la veuve de Paul Massé, 52 ans. Dans cette résidence de Saint-Mathias, selon le recensement de 1851, se trouvaient Philomène Massé, 11 ans et Euphémie Massé. 15 ans. Au recensement de 1861, Clément Duminil, professeur de français, non marié, donnait 66 ans).   – Ernest DOIN, instituteur de Saint-Mathias, héritier pour un cinquième dans la succession de feu Pierre Doin, ex-instituteur et organiste de la cathédrale de Bourges, département du Cher en France, et de feue dame Marthe Cornette, ses père et mère, donne procuration à Joseph Petitot, professeur de langue de Bourges, Cher, en France de veiller à la succession de ses parents… etc. (Paul Bertrand, 3 juin 1850; Paul-Solyme Bertrand, 24 juillet 1854).   L’instituteur, Ernest Doin, 42 ans, est marié à Adèle Laumier, 28 ans. Ce couple de français se serait marié à Saint-Louis, Missouri en 1844. Il serait arrivé au Canada en 1847 et à St-Mathias vers 1851. Ernest Doin décèdera à Montréal, âgé de 82 ans le 26 septembre 1891; il était aussi l’auteur de pièces de théâtre. (Cf: Marcel Fournier, Les Français au Québec, 1765-1865, Septentrion, 1995, 386 pages). M. Doin, et les demoiselles Bouley donneront leurs dernières représentations théâtrales à la salle Saint-Jean-Baptiste de l’Institut canadien-français. Prix d’entrée: 0.25¢ (L’Ordre, 26 août 1859).   Son fils, Armand Doin, chapelier et marchand de fourrures à Montréal, célèbre ses 50 ans, anniversaire de son entrée dans cette industrie le 24 mai 1913. Armand Doin avait épousé le 25 octobre 1870 Rachel-Azilda Bourdon, (décédée le 26 mars 1907), fille du capitaine Isaïe Bourdon de Longueuil. Il était né à Saint-Jean le 12 juin 1847, fils d’Ernest Doin, originaire de Bourges et de Rosalie Laumier, originaires de Rouen, France. Ernest Doin avait été professeur à Saint-Jean, à Saint-Mathias, ensuite à Montréal. Il était dramaturge et artiste dramatique. Il fut le créateur du théâtre français à Montréal. (La Presse, samedi, 24 mai 1913). -Jean-Marie THIBEAUDIER (1822- ), instituteur à Saint-Mathias (Paul-Solyme Bertrand, 31 octobre 1854), époux de Marie-Onésime Dorval (Registre de St-Joseph, 27 décembre 1861, 28 février 1862). En fait, ce serait un clerc de Saint-Viateur, qui abandonne les ordres pour épouser Marie-Onésime Dorval à St-Mathias le 26 juin 1854. Il serait le fils de feu François Thibaudier et de feue Jacqueline Dubois, né à Bourles, canton de St-Sores, Laval, arrondissement de Lyon, département du Rhône. Témoins de l’époux: Jean-Baptiste Demers, Louis de Salaberry et Joseph E de Salaberry. (Paul Bertrand, 26 juin 1854; Marcel Fournier, Les Français au Québec…).   En 1861, il était recenseur à Saint-Mathias; Il donnait 38 ans d’âge, Onésime Dorval, 35 ans; il avait 4 enfants: Victor, 6 ans, Henri, 4 ans, Marie-Louise, 2 ans et Marie, 1 an. -Pierre-François AMIOT (5 février 1804 – 19 janvier 1864), instituteur de langue française, natif de Dijon, France,fils de Jean-Baptiste Amiot et de Marie Philippon, épouse à Chambly, le 6 janvier 1839, Joséphine Frémont, veuve de Patrick Buckley de Chambly, mère de deux enfants Buckley «qui seront entretenus par les deux époux». (Basile Larocque, 6 janvier 1839; René Boileau, 19 octobre 1835). Il est le beau-frère de l’instituteur Potel. T. Amiot (from Paris) est professeur (in French) au Séminaire anglican de Joseph Braithwaite à Chambly. (Montreal Gazette, 5 juillet 1838). Il serait né à Brazey, Côte d’Or en France et décédé à Montréal le 19 janvier 1864. Il avait aussi été journaliste à La Minerve, selon Georges Aubin.   -Charles Wugk SABATIER (1819-1862), est professeur de musique au couvent de Chambly vers 1858-60. (DBC, IX, p. 942-943). Il avait composé une cantate à l’occasion du voyage du prince de Galles, Albert-Édouard, en août 1860, lors de l’inauguration du pont Victoria. Dans la soirée, grande fête musicale à laquelle prendra part la Société d’oratorio de Montréal, puis sera chantée par 250 voix et instruments d’orchestre la cantate composée expressément en l’honneur de la visite de Son Altesse Royale. La fête se terminera par un série de grands morceaux dirigés par M. Strakosh de l’Académie de musique de New York et qui seront chantés par Mademoiselle Adélina Patti et autres artistes célèbres. (L’Ordre, lundi 27 août 1860). La cantate était sans contredit celle de toutes les fêtes qui avait le plus d’originalité et le plus de mérite comme réjouissance. La seule et grande faute de cette belle composition musicale est qu’elle sort des mains de deux Français. (L’Ordre, 30 août 1860, par R. de Repentigny).(Voir la biographie de Sabatier dans L’Ordre, le 17 septembre 1862, rédigée par Gustave Smith).   Dans les années plus héroïques, la France avait aussi envoyé dans la région des défricheurs d’ignorance, mais moins tenaces, ceux-là, et dont on sait peu de choses:   – Joseph BOUSSEAU (Bouffeau, Boussay), maître d’école, époux de Marie-Louise Savary. – Gabriel SALIÈRE (ou Dalière?) maître d’école, époux de Marie-Auguste Mainard (Registre de St-Mathias 29 octobre 1823) Congédié avant la fin de l’année. (Paul Bertrand, 15 mai 1830). – Benoit HOFFAY, maître d’école, époux de Marie-Antoine Panneton. – Pierre FLEURIMONT, maître d’école, décédé du choléra, à l’âge de quarante ans (Registre de St-Mathias 16 août 1832).   Paul-Henri Hudon Illustration: Archives de la SHSC, Écoliers vers 1910-20. Fonds Gilbert Ratté-Lareau. Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.