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Nouvelles de Chambly

LA PLUIE CONTRE LE CHOLÉRA À la sécheresse de près d’un mois et demi et aux grandes chaleurs dont on a tant souffert, ont succédé enfin quelques ondées qui ont rafraîchi le temps et qui ont donné une nouvelle vigueur à la végétation. On espère encore que ces pluies en purifiant l’air arrêteront au moins ou purifieront la violence de l’épidémie. (L’Écho du Pays, 14-8-1834)   LES VERS S’Y METTENT Les récoltes: En quelques endroits, tels que Laprairie et Chambly, la récolte de blé, au rapport de quelques cultivateurs que nous avons vus, est fort mauvaise. Une espèce de petits vers ayant détruit la partie supérieure de l’épi. (L’Écho du Pays, 11-9-1834)

CHAMBLY, UN NOUVEAU DÉPART Le village de Chambly a été récemment reconstruit et il appartient au seigneur Hertel et à ses enfants à l’exception d’une seule maison et de son jardin qui appartiennent à un nommé Saint-Ange, un colon de cet endroit. Le dit village consiste en un moulin à vent en maçonnerie, trois maisons, deux fours à pain, une grange commune et cinq étables toutes construites pièces sur pièces… Il y a de plus seize défricheurs, le plus éloigné étant à une lieue du fort… Le moulin sert en même temps de tour de guet et de redoute. Situé sur une éminence et commandant une vue sur les environs du fort, il est un avant-poste précieux à la défense de celui-ci… (APC- MG 1-24, Dépôt des fortifications, Mémoire du 15 septembre 1704)   LES GRANDS PINS DE CHAMBLY À Baie-Saint-Paul, il y a c’est vrai, beaucoup de pins dont on a déjà levé l’écorce à plusieurs, mais les tremble-terre y font tous les ans de si horribles dégats et les abords y sont si difficiles qu’on aurait bien mieux fait d’établir cette fabrique de goudron vers le fort de Chambly, où c’eut été bien plus aisé et qui abonde aussi en pinières… (Frontenac au ministre, 13 novembre 1673).   CHAMBLY, L’ÉDEN DES ORIGINES Au fort de Chambly et à celui de Saurel, qui sont de fort honnêtes gens, on vit de ménage; on y trouve des boeufs, des vaches, de la volaille… Ils ont de beaux lacs poissonneux et la chasse abonde en tout temps. L’on fait des chemins pour communiquer d’un fort à l’autre, les officiers y ont de fortes belles habitations et avancent leurs affaires par leurs alliances avec les familles du pays… (Marie de l’Incarnation, 1670)   CHAMBLY, CONTREBANDIÈRE Lorsque j’étais à Chambly, je vis passer deux canots français chargés de castors; ces voitures allaient furtivement à la Nouvelle York, et l’on disait tout bas que c’était pour le compte de M de la Barre. Ce commerce clandestin est expressément défendu, parce qu’on est obligé de porter ces peaux au bureau de la compagnie, où elles sont taxées cent soixante pour cent moins que les Anglais ne les achètent à leurs colonies. (baron de La Hontan, 1685)   CHAMBLY, UNE ÉTAPE Depuis l’érection du fort Saint-Frédéric (en 1731), celui de Chambly se trouve à présent reculé de la tête de nos possessions et cette considération avait fait naître l’idée de le détruire. Il faut bien s’en garder. Il soutient la navigation sur la rivière Richelieu, sert d’asile aux habitants, offre une retraite assurée à des troupes qu’on aurait postées en avant et, en un mot, quoiqu’en seconde ligne, on peut en tirer le même avantage que s’il était en première. (Franquet, 1752)   LE FORT, UN USAGE INSOLITE Messire Pierre-Marie Mignault, vers 1854 ou 1855, avait fait des efforts auprès du gouvernement provincial dans le but d’obtenir le vieux fort pour servir d’abri aux sourds-muets et, par ce moyen, favoriser leur éducation. Mais tout fut inutile et, peu de temps après, le fort abandonné dut subir l’outrage du temps. En effet, il ne reste plus que des ruines, mais encore grandes et majestueuses qui attestent un glorieux passé. Elles seront conservées, nous n’en doutons pas. La presse toujours puissante viendra au secours de quelques voix qui se sont fait entendre ici et même au-delà du Canada, en France et aux États-Unis. Le pays ne peut rester sourd à la voix de l’honneur de Chambly. Archéologue. (L’Opinion publique, 22 octobre 1874, page 527)