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Rue Michel Levasseur | Ville de Chambly

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

Dans la seigneurie de Chambly, en 1706, s’ouvre le premier registre de baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse Saint-Louis, desservie par des missionnaires récollets itinérants.

Michel Levasseur, aumônier pour le roy à Chambly, est le premier à résider en permanence à Chambly, de 1724 à 1746. Il exerce les fonctions curiales dans la petite chapelle du fort. La population augmente et en 1739, le père Levasseur préside à la formation des paroisses Saint-Joseph et la Conception de Pointe-Olivier, qui deviendra Saint-Mathias. Toutefois, le même curé desservira les deux paroisses pendant les décennies qui suivront. Les frères récollets changeaient de prénom en entrant dans les ordres. Michel Levasseur, né à Québec le 26 juillet 1698, a été baptisé Jean-François. Le fils de Noël Levasseur et de Marguerite Guay appartient à une famille aisée et cultivée. Quatre générations de sculpteurs de cette famille Levasseur ont dominé l’art de la sculpture canadienne au XVIIIe siècle. Ordonné prêtre le 18 décembre 1723, le père Levasseur arrive à Chambly en novembre 1724. Le jeune homme de 26 ans, tonsuré et revêtu d’une simple bure brune rapiécée (les récollets font vœux de pauvreté) parvient dans le Chambly de l’époque en canot ou à pied. Les quelques habitations sont éloignées les unes des autres sur les rives des rivières Richelieu, des Hurons ou des Moralles (L’Acadie) et du bassin de Chambly. La forêt est encore très présente. Pas d’église, mais un fort de pierre avec une petite garnison. Dans cet univers à demi sauvage, Michel Levasseur offre aux habitants les services de la religion, jugés essentiels à l’époque. Mais il fait également office de notaire, ou bien, il soutient et accompagne la sage-femme ou le chirurgien. Le 27 février 1729, il a la joie d’unir sa nièce, Geneviève Mirambeau (fille de sa sœur Jeanne), à Claude Hertel, sieur de Beaulac, l’un des coseigneurs de Chambly. Il serait mort en France, en 1758. Chambly, où il a passé la majeure partie de sa vie, tombera dans les mains anglaises en 1760.   Louise Chevrier