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Un étrange accident de chemin de fer (1917)

By 10/04/2019May 9th, 2019No Comments

«Un fait étrange», titre le journaliste. «Une voiture de la Montreal and Southern Counties saute de la voie à la suite d’un fléchissement de rail. Deux blessés sont transportés à l’hôpital Général». C’est le 23 août 1917.

«Vers quatre heures de l’après-midi, près de la Petite Rivière à une distance d’environ un mille de la gare de Chambly, le deuxième des trois wagons à déraillé à la courbe de la rivière Montréal, près de Chambly. Le train contenait une cinquantaine de voyageurs mais deux seulement furent blessés. Tous se sentirent soudainement lancés les uns contre les autres par le contre-coup de l’arrêt trop brusque. Fait assez curieux, le premier wagon resta sur la voie, le second fut complètement renversé hors de la voie et le troisième resta aussi sur la voie». On donne diverses versions de la cause de l’accident. On s’explique difficilement comment il se fait que le premier et le troisième wagon soient restés en place. Le train électrique allait à une bonne vitesse, lorsqu’il atteignit la courbe. L’une des versions les plus accréditées est que l’accident aurait été causé par un fléchissement du rail Les vitres des fenêtres furent mises en pièces et l’on pouvait voir après l’accident des tiges de fer du second wagon tordues par la force du choc. «Les blessés sont M. et Mme Martel de Marieville. Mme Martel eut deux côtes brisées au cours de l’accident. M.Martel souffre de blessures au cuir chevelu. Immédiatement on mandat des médecins de Chambly pour donner les premiers soins aux blessés. On décida d’envoyer les blessés à l’hôpital Général de Montréal». «Le train avait quitté Granby à 2 heures 25 et devait laisser Chambly à 3 heures 45. M. B. W. Powell, gérant général de la compagnie dit, hier-soir, que à l’exception de M. et Mme Martel, personne n’avait reçu autre chose que des égratignures et un choc nerveux. L’un des résultats de l’accident fut de retarder considérablement tous les trains entrant en gare à Chambly dans les quelques heures qui suivirent. Un train qui venait de Montréal devait arriver à Chambly à minuit. Il ne parvint à la gare de Chambly qu’à trois heures ce matin». Paul-Henri Hudon Source, La Presse 24 août 1917 Ce texte vous inspire des commentaires? Vous souhaitez émettre une suggestion? Merci de nous écrire.